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lundi 20 février 2012

Sarah Sze



Née en 1969 à Boston, Sarah Sze est une artiste et sculptrice américaine vivant à New York. Son travail est présenté lors de grands évènements comme la biennale de Venise. Ses sculptures sont organisées à l'intérieur de structures complexes, comme des systèmes labyrinthiques s'inspirant de l'architecture urbaine. Pour la conception de ses oeuvres elle collecte toutes sortes d'objets du quotidien qu'elle assemble et colle sur des structures gigantesques.

Ses installations se situent entre le rêve et l'illusion. Elles sont rythmées, pleine de mouvements, de souplesse, de poésie... Riches de détails, de finesse. Elles sont étourdissantes et rappellent le mouvement, la circulation incessante des villes, de part leurs structures mouvantes mais aussi le jeu de lumière. De plus, elles s'inscrivent dans l'éco-conception l'artiste utilise des objets du quotidien, notamment beaucoup de  plastique (bouteilles, bidons, bouchons etc...)





Collectif For Use/Numen



Le collectif d'artistes croates For Use/Numen basé à Vienne et à Zagreb est spécialisé dans le design d'objets fonctionnels pour l'intérieur et l'extérieur. A l'occasion du DMY Berlin 2010 le collectif à réalisé une installation composée de rubans adhésifs entre les échafaudages de l'exposition, rappelant l'architecture biomorphe et les utopies urbaines des dernières décennies. De plus leurs installations peuvent être escaladées. 


Leurs installations me rappellent les toiles d'araignées, ou des labyrinthes géants. Je trouve cela assez poétique et merveilleux, comme sortie d'un rêve. Mais néanmoins effrayant, on pourrait avoir l'impression d'être pris au piège, enfermé dans un gigantesque cocon. C'est à la fois étrange, rassurant et angoissant. 



Alexis Tricoire




Alexis Tricoire né à Paris en 1967, il sort diplômé de l'ENSAD en 1994. Après un master en architecture à l'art institut de Chicago, il crée l'agence Tricoiredesign en 1996. En 2006, il conçoit la scénographie et de nombreuses installations pour l'exposition "les folies végétales de Patrick Blanc" à l'espace Electra à Paris. C'est alors qu'il renoue avec une de ses passions premières : la mise en scène de la nature. S'ensuit alors de multiples projets favorisant une intégration qualitative et différenciée du végétal en milieu urbain.
"Le design ramène la nature au coeur de nos cités" Alexis Tricoire


Ses installations sont pleines de poésie et de sensibilité. Elles évoquent pour moi la tranquillité, le charme, le repos et la beauté. Elles relient l'utile à l'agréable, puisqu'elles sont à la fois esthétiquement belles, de plus c'est bon pour la planète et ça ré-insert la nature dans les villes. Elles s'inscrivent dans le mouvement écologique du moment. 



Tim Eitel




Tim Eitel est un peintre Allemand, né en 1971. Ses tableaux sont sobres, claires et lumineux  (clair/obscure). Il y peint des personnes seules ou quelques personnes errantes dans un vaste espace intérieur ou extérieur. La composition s'inspire du cinéma et de la photo, néanmoins ses peintures combinent des espaces abstraits et géométriques. Il commence par représenter ce qu'il voit sur une photo, puis il se sépare de la réalité de l'image pour personnaliser sa toile et la représenter telle qu'il l'imagine. 

Je trouve son travail très intéressant, on dirait que ses toiles sont tirées d'images de films, puis isolées. De manière à ce que le spectateur ait envie de connaitre ce qu'il s'est passé avant, et ce qu'il se passera ensuite. 



Bernd et Hilla Becher



Bernd et Hilla Becher sont un couple de photographes Allemands. Leur travail consistait à photographier des bâtiments industriels (usines, mines, châteaux d'eau...) en général à l'abandon, en leurs donnant une dimension documentaire : toujours une lumière neutre (extérieur) et en gardant le même angle de vue et le même cadrage pour chaque photos d'une même série. Leurs clichés sont par la suite classés et archivés selon leurs emplacements géographiques ou leurs fonctionnalités. 

Tracey Emin



Tracey Emin est une artiste britannique, née en 1963. Elle se sert de différents moyen plastiques tel que la couture, la sculpture, le dessin, la vidéo, les installations, la photographie et la peinture afin d'exprimer son expérience vécue. On pourrait penser de ses oeuvres qu'elles exhibent la vie sexuelle de l'artiste, mais il s'agirait plutôt d'oeuvres intimes. Ses oeuvres la mettent en scène dans des situations personnelles ou intimes. Ses dessins, exécutés très rapidement, comprennent du texte raturé ou mal orthographié, cela est très spontané et exprime clairement sa pensée à l'instant même où elle écrit. Cette artiste a donc un côté provocant très affirmé et ses oeuvres peuvent choquées. 




Francis Alÿs



Francis Alÿs est un artiste Belge né en 1959. La base de ses activités trouve son inspiration dans la vie urbaine: la ville comme un lieu de sentiments et de conflits. Avec des actions simples, ironiques et significatives, comme pousser pendant 9 heures un blog de glace dans les rues de la capital de Mexique, qui peu à peu fond au soleil, où même ses traces s'évaporent instantanément, traduisent  la complexité du quotidien: quels efforts démesurés sont nécessaires pour survivre? Il étudie l'influence de l'art sur la vie dans la ville à travers différents médias: film, performance, photographie, peinture. A quoi l'art peut-il bien servir aujourd'hui? Comment concilier le poétique et le politique? C'est ce que semble ce demander Francis Alÿs. Ses actions sont répétitives, désespérées, inadaptées, dérisoires par rapport au résultat obtenu. 


Orlan






Orlan est une artiste plasticienne française née en 1947 à Saint-Etienne, qui vit et travaille entre Paris, New York et Los Angeles. Elle s'exprime à travers différents support : peinture, sculpture, installation, performance, photographie, images numériques, biotechnologie. C'est une des artistes françaises de l'art corporel la plus connues du grand public en France et à l'étranger. Son oeuvre ses situe dans divers contextes provocateurs, légitimée par son engagement personnel. 


Elle s'interroge sur le statue du corps et les pressions politiques, religieuses, sociales qui s'y inscrivent. Orlan dénonce les violences faites au corps, en particulier au corps des femmes. Elles fait de son propre corps l'instrument privilégié où se joue notre rapport à l'altérité. Elle considère son corps à la fois comme la matière et la forme de son art : la matière brute qu'elle manipule et le produit fini qu'elle expose. 









Panamarenko



Panamarenko est un artiste Belge né en 1940. Il est à la fois peintre, sculpteur, assembleur, et inventeur. C'est un visionnaire qui a mené une recherche insolite sur des notions telles que l'espace, le mouvement, le vol, l'énergie et la gravitation. Il a une passion pour l'aérotechnique et l'univers céleste. Ses oeuvres sont à la fois poétiques et réalisables, elles peuvent prendre diverses formes très variées : avions, sous-marins, voitures, tapis volants, oiseaux ... Ses constructions sont vraiment spectaculaires, à la fois ludiques et scientifiques, d'une beauté étrange et fascinante. 


Ce qui me plait beaucoup chez cet artiste, c'est le fait qu'il utilise des mécanismes simples (ex : le pédalier) abordable pour tous, et malgré ces procédés simples, ses oeuvres font rêver ! Elle provoque beaucoup d'émotion chez le spectateur. Elles sont tout simplement spectaculaire ! 


The aeromodeller 1969-1971


Donnariet
Archaeopteryx


Alain Bublex - Fiat



Alain Bublex est un artiste contemporain né en 1961. Ces Fiat 126 transformées s'inscrivent dans la démarche de l'artiste, ancien architecte automobile chez Renault. Il base son travail sur de la fiction et travail sur l'aérodynamique. 
On pourrait croire que ses véhicules sortent tout droit d'un film futuriste! 
Ce que je trouve intéressant, c'est qu'il détourne un véhicule existant pour le rendre plus imaginatif, plus futuriste, plus fou!


Jean Tinguely

Viva Ferrari 1960


Jean Tinguely est un artiste plasticien suisse, né en 1925 et mort en 1991. Cet artiste utilise avant tout des matériaux de récupération, qu'il détourne et leur redonne vie grâce à des mécanismes, tel que le moteur, pour les animer.  
Ce qui m'intéresse particulièrement dans ses oeuvres, c'est le fait qu'il utilise des mécanismes simples et familiers, qu'il détourne de leur sens initial et de leur finalité quotidienne. 
De plus, ses machines sollicitent plusieurs sens simultanément, la vue, l'ouïe, le toucher, et occasionnellement l'odorat lors d'émissions de fumées. Par ailleurs, c'est le premier artiste pratiquant le recyclage, dans une société de su-consommation, où la machine est de plus en plus présente. 



Hippopotamus 1991
Trottinette 1960

Pit-Stop 1984
Tricycle 1960




dimanche 19 février 2012

Samuel Boche - Moniker






Samuel Boche, vidéaste et photographe depuis 2000, s’intéresse à la photographie de rue, et oriente son travail photographique vers l'image en mouvement.

Moniker est un film documentaire de 53 minutes réalisé en 2011. Ce film rassemble des images réalisées entre 2008 et 2009, prisent durant de nombreux voyage de repérage en train (à travers le réseau ferroviaire européen).
L’artiste laisse place aux aléas de la vie. Il ne prévoit rien à l'avance, ni scénario ni story-board, seulement la réalité. Ce court métrage est un témoignage et non une histoire prédéfinis.

Dans ces images Samuel Boche nous montre la vie telle qu'elle est, avec une certaine lenteur. Montrant uniquement une vision subjective de ces lieux de transit, d’échanges, de rencontres. C’est à nous d’inventer le hors champ, de se plonger dans ce monde, de le vivre. Mais laisse libre court à notre imagination.

L'artiste joue sur les formes et les lumières, en exhibant la beauté de ces lieux, de ces paysages auxquels on ne porte plus une grande attention. Il se rapproche alors des populations démunies, en leur donnant une chance d'exister aux yeux du monde.

lundi 17 octobre 2011

Un Chien Andalou - Luis Buñuel et Salvador Dali 1928



Un chien andalou est un court-métrage noir et blanc muet et surréaliste réalisé par  Luis Buñuel  en 1929 sur un scénario de Luis Buñuel et de Salvador Dali.
Le film étant inspiré des rêves de Salvador Dalí et de Luis Buñuel, qui raconte :
« En arrivant chez Dalí, à Figueras, invité à passer quelques jours, je lui racontais que j'avais rêvé, peu de temps auparavant, d'un nuage effilé coupant la lune et d'une lame de rasoir fendant un œil. De son côté il me raconta qu'il venait de voir en rêve, la nuit précédente, une main pleine de fourmis. Il ajouta : "et si nous faisions un film, en partant de ça ?" »
Après un court prologue nous montrant le réalisateur lui-même sectionnant avec un rasoir l’œil d’une jeune femme, ce film truffé d’images obscures. Il décrire les obstacles divers qu’un jeune homme rencontre pour rejoindre une femme qu’il désir. Néanmoins, la femme lui échappe finalement et se retrouve sur une plage avec un autre homme. La mer dépose alors des objets ayant appartenu au premier homme et qu’ils rejettent à la mer. Un court épilogue, une image fixe, nous montre l’homme et la femme enterrés dans le sable jusqu’aux épaules. Le plus étrange et le plus fascinant dans ce film, est son mystère. Quand bien même on connaîtrait toutes ces approches, il ne répond pas à une analyse précise, il possède une multitude de sens.






samedi 15 octobre 2011

Nan Goldin - The ballad of sexual dependency







Pour l’occasion de la quinzaine photographique Nantaise, le lieu unique expose une œuvre de Nan Goldin, the ballad of the sexual dependency (1981-1993).
Nan Goldin, est une célèbre photographe américaine né en 1953 à Washinton. Considérée comme une photographe militante et sensible, elle a le désir de photographier la vie telle qu’elle est, sans tabou : qu’il s’agisse de sexe, de drogue, d’amour ou de violence. Elle veut garder la mémoire des instants de sa vie et de celle de ses amies, avant qu’ils ne disparaissent.
Elle l’explique en interview "La photographie m’a sauvée la vie. Chaque fois que j’ai subi un évènement traumatisant, effrayant, j’ai réussi à survivre en prenant des photos (…) Mon travail tourne autour du fait de garder une trace des vies que j'ai perdues, pour qu’elles ne puissent pas être complètement effacées par la mémoire."
The ballad of sexual dependancy, est une œuvre profondément personnel et émotionnellement forte, mettant en scène la vie des marginaux de l’époque. C’est une série de 800 photographies contemporaines assemblées en un diaporama de 40 minutes, à la fois documentaire et autobiographique.
Ce sont des clichés percutants, voir même perturbant, dérangeant, mais qui touchent profondément le spectateur par leur sensibilité et leur humanité. Des corps qui s’enlacent, des sourires, des pleurs… Des êtres qui s’aiment, qui souffrent, qui vivent, qui meurent…
Le diaporama est séparé en plusieurs parties rythmé par la musique : Des femmes seules et en couple, des hommes seuls et en couple, des femmes enceints, la naissance, les enfants, le mariage, le sexe, la drogue, la séparation, la violence, puis la mort. Ces photographies représentent donc la vie tout simplement.
Le seul reproche que je pourrais donc faire à cette œuvre est la longueur, 40 minutes de photos c’est très long, mais à la fois court pour représenter la vie.
"Ceci est ma famille, mon histoire"

Bernar Venet investi Versailles

86.5° Arc x 16 - Place d'Armes




Après Takashi Murakami et Jeff Koons, c'est au tour de Bernar Venet de s'approprier les Domaines de Versailles et de Marly. Il y installe donc 7 oeuvres monumentales crées spécifiquement pour ce lieu, du 1er Juin au 1er Novembre 2011.
Ce sont des structures contemporaines, simple, épurées, mais néanmoins très poétiques. Elles représentent des arcs de cercle superposés, décalés, entrelacés en fer, couleur cuivrés.

Elles sont vraiment imposantes, néanmoins malgré la lourdeur du matériau et l'aspect gigantesque et presque effrayant qu'elles dégagent, elles donnent une impression de fluidité, de légèreté et de calme. Les deux structures encadrant la statue de Louis XIV s'inscrivent parfaitement dans le panorama. Elles rajoutent à l'aspect symétrique de la place, un coté majestueux, et presque fantastique. Fantastique, par les ombres qu'elles doivent projetés au sol. Ces ombres portés démesurées et ces gigantesque arcs de cercle ajoute ainsi un aspect presque effrayant aux oeuvres, qui tiennent debout par je ne sais quel miracle.

Le spectateur doit se sentir minuscule, impuissant, démuni, voir même dominé face à ses monstres de fer ! Personnellement je serai à la fois fascinée et effrayée : fascinée par leur taille et l'aspect de fluidité, de calme qu'elles dégagent, mais néanmoins effrayée car j'aurai l'impression qu'à tout moment elles ne s'écroulent sur moi et m'écrasent de leur poids.